10.7.15

Maxi dress

C'est le temps des vacances, des visites d'ailleurs, des randonnées mais aussi des récoltes au jardin avec les fraises, les cerises et les groseilles ( vive le congélateur car c'est un peu difficile de suivre au niveau confiture ). Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu une pause aussi longue ( 3 semaines ) que j'avais presque oublié ce que ça faisait.

Et presqu'un mois de pause internet, je n'ai donc pas encore bloggué le petit gilet en coton tricoté, ni ma blouse broderie anglaise, ni ma nouvelle chemise Granville préférée, tout ça arrive certainement bientôt sur le blog. 

La reprise du travail et des heures supplémentaires se profilent à l'horizon mais pour l'instant je profite encore du soleil !

Je me suis enfin cousue la maxi dress dont je rêvais depuis longtemps. J'ai trouvé un super tissu très fluide à motif graphique à l'un de mes magasins de tissus préférés ( magasin ayant déménagé suite à un incendie, je pense que mon tissu a réchappé des flammes au vue de son odeur de fumée persistante avant qu'il ne passe à la machine !)






5.6.15

Essai lingerie

La lingerie n'a jamais fait partie de ma longue " to do list" couture ( c'était le cas pour les jeans aussi, à la base ). Mais c'était sans compter sur mes péripéties shopping. J'ai désespéramment cherché un modèle de lingerie qui couvre décemment les fesses sans monter jusqu'au nombril ( pour éviter le côté mémérisant ), tout en évitant de scier la cuisse. Le genre de modèle idéal à porter dans les vestiaires des salles de sport, les rendez vous médicaux, les séances de kiné etc ... Et en tentant de ranger un peu mon stock de tissu, je suis tombée sur un morceau de jersey noir que j'avais récupéré d'une jupe qui ne m'allait plus. Je me suis dit que ça serait pas mal de tester la couture de petites culottes avec ce tissu, d'autant plus que j'avais dans mon stock mercerie un élastique à picots noirs.

J'ai alors commandé le patron 5256 de Lekala, mais quand j'ai assemblé mes pages A4, je me suis aperçue qu'il y avait un gros problème au niveau de la pièce arrière qui était beaucoup trop grande (alors que le devant était bon, plutôt étrange !).

Je me suis donc décidée à sortir mon livre " Devenir modéliste : la lingerie féminine", pour dessiner le patron moi-même. J'ai fait une taille 38 et j'ai respecté absolument toutes les mesures de cette taille. J'ai trouvé la confection du patron super facile et rapide.


A droite : premier essai. A gauche : deuxième essai avec corrections



4.6.15

Top à manche froncée

J'ai cousu il y a quinze jours environ ce haut en jersey pour les jours d'entre deux saisons (il a bien été utile, j'espère qu'il ne le sera plus jusqu'à l'automne car aujourd'hui est le premier jour de vrai beau temps !). J'ai choisi un patron déjà testé et approuvé ici : le haut 127 de BURDA février 2015. A l'époque de la couture du premier haut, je n'avais pas encore de surjeuteuse. Maintenant que je suis équipée, la couture est encore plus rapide. Malgré tout, j'ai fait des finitions à la main ( comme d'habitude ).


29.5.15

Ceci est une toile

D'ordinaire, je reste assez imperméable aux sorties de patrons des marques indépendantes car je n'ai pas la morphologie "cible" et rien ne m'agace plus que d'avoir à faire des ajustements sur un patron "pochette". Je ne vois pas l'intérêt de payer plus cher un patron que je dois largement retoucher.

Récemment, je me suis intéressée de plus prés à la marque Sewaholic, après avoir découvert que c'est une marque canadienne de patrons qui cible les morphologies en "poire" ( terme peu élégant je vous l'accorde, mais au moins, on voit tout de suite de quoi l'on parle ).

Du coup, j'avais déjà précisé dans un autre article que j'avais voulu testé la Davie dress ( un modèle en jersey, on limite donc les risques de foirer complètement le vêtement car le tissu est extensible ). Le test est validé mais je n'ai pas encore de photo portée ( faute à la météo ). En étudiant ce patron, je me suis aperçue que le tableau des mesures de Sewaholic correspond quasi parfaitement à mes mensurations, et ça, c'est suffisamment exceptionnel pour être souligné.

Attention, cet article n'est pas sponsorisé.

Donc, étant fan de chemises, j'ai voulu testé le modèle Granville. J'ai superposé par curiosité mon patron de la Granville avec mes autres patrons de chemise pour lesquels j'ai dû faire des ajustements ( Burda et Simplicity ). Et là, je n'ai pas eu autant de chance que Biquette, ça ne "matche" pas du tout on voit clairement que la courbe des hanches de la Granville est bien plus importante, la taille est plus fine et les épaules aussi. Les emmanchures aussi sont différentes. Je me suis dit : "Bingo, allons y gaiement".

J'ai donc choisi pour diminuer mon stock de tissus faire une toile un coupon de coton fin acheté 2 euros il y a quelques années à toto Lille au poids. Ce compon présentait des défauts de coloration, un côté étant plus clair, et il était jeté : les lignes des carreaux faisant plutôt des vagues. En plus, la petite taille du coupon ne permettait pas de faire des raccords de carreaux. Mais pas grave après tout, c'est juste une toile, donc je ne l'ai même pas lavé le tissu avant de le coudre.

 
Manches retoussées

26.5.15

Chemise loose

En lisant de temps en temps quelques blogs/sites mode, j'ai été prise d'une envie de chemise oversize. D'autant plus qu'elles sont souvent présentées glissées sur l'avant dans un jean roulotté à la cheville avec des baskets blanches au pied. Et ça tombe plutôt bien car je porte souvent le duo jeans/converses claires.

Mais mon inspiration "mode" s'arrête là, pour le reste, j'ai fait à ma sauce. J'avais un coupon de coton/lin bleu dans mon stock, très léger sans être transparent. Et en fouillant dans mes patrons, je me suis dit que la chemise 101 de burda 02/2013 ferait l'affaire pour un style "chemise boyfriend" !



En dessous, je porte sur la photo mon top froncé ( bah oui parce qu'en ce moment on est largement en dessous des températures normales de saison !)


15.5.15

Spoiler de la semaine prochaîne

Ou comment écrire un article qui ne sert à rien. C'est simplement pour vous dire que dès que mon photographe préféré sera dispo, j'aurais trois projets à vous montrer :

Des chemises ( finies !) : une de Burda et la Granville de Sewaholic



Et la Davie dress :


Bon week end !

Top froncé et pseudoréflexion créative

Pour aujourd'hui, toujours pas de photos de mes dernières cousettes portées ( mon photographe attitré passant ses partiels à la la fac). Du coup, vous aurez droit à des photos sur ceintre. Normalement, les photos portées arrivent la semaine prochaine.

J'avais parlé précédemment ici ( article "plagiat, inspiration et moutonnerie" ) que l'affaire dont on ne doit pas prononcer le nom et qui secoue le monde de la couture en ce moment m'avait fait réfléchir à pas mal de choses, et notamment aux patrons, à l'inspiration etc...

Si vous voulez voir le top cousu et éviter les blablas, sautez le paragraphe suivant.
Sans m'encenscer plus que de raison, je pense que je ne me débrouille pas trop mal en couture, en tous cas suffisamment pour me passer d'explications quand je couds du lekala par exemple, ou pour coudre sereinement une chemise ou un pantalon sans rencontrer de difficultés particulières. Pourtant, je me trouve assez peu productive alors que je ne suis pas particulièrement lente quand je couds. En vérité, je passe la plupart de mon temps alloué à la couture à rechercher des patrons ou à réfléchir à des modifications potentielles à faire sur ceux que je possède déjà. Au final, le temps passe, je ne trouve pas ce que je veux et je ne fais pas grand chose.
Et puis, je me suis souvenue d'une discussion que j'ai eue avec ma grand-mère. Elle m'a racontée que son grand-père ( qui était tailleur pour homme ) lui dessinait des patrons sur des feuilles de journaux, comme ça, sans base de corps, juste avec une règle et un crayon. Ainsi, il lui avait dessiné sur mesure des pantalons, des robes etc... Lui, les patrons, il n'en avait que faire. Malheureusement, il est décédé trop tôt pour avoir eu le temps de transmettre à ma grand-mère son savoir faire. Mais elle a gardé à l'esprit que ça n'était "pas si sorcier que ça".

Du coup, je me suis trouvée un peu quiche à chercher depuis au moins 1 an un patron qui ressemblait à un haut (tout simple !!! ) du commerce que j'avais acheté et qui commençait à être défraichi. Je pense qu'au fond, vu la simplicité du haut en question, c'était de la paresse ou alors la recherche de la facilité. Ou un blocage psychologique... Bref, je pense que mon ancêtre m'aurait regardé en secouant la tête d'un air réprobateur.

Après cette giffle ce constat, je me suis emparée rageusement de ma règle de confection, d'un rouleau de nappe en papier et de mon haut du commerce (très mal cousu d'ailleurs, le tissu étant jeté, et l'encolure du dos qui baille). J'ai dessiné ma base de corps à partir de mes mesures. A partir de la base de corps, j'ai coupé mes empiècements fantaisie, fait les modifications que je souhaitais et à peine vingt minutes plus tard j'avais mon patron. Dix minutes plus tard, le jersey 100% coton bio que j'avais choisi pour tester le patron était coupé. Le haut a été cousu en une heure à peine. C'est un comble pour moi qui souhaitais le coudre depuis si longtemps, d'autant plus que ma garde robe manque cruellement de tops de ce genre.




J'ai voulu que l'encolure soit assez haute et que le haut soit près du corps pour le mettre en dessous de mes gilets portés ouverts, donc j'ai réduit volontairement l'ampleur du buste. Mais je rajouterai un peu d'ampleur pour le prochain car c'est un peu trop moulant pour le porter seul. Je pensais que ce haut ne serait qu'une toile mais au final, le test est validé. Et c'est vrai que ça n'est "pas si sorcier que ça". Bien sûr, je ne parle pas de vêtements plus complexes, ici il ne s'agit que d'un banal top en coton.




 L'empiècement devant est froncé grâce à deux élastiques. L'élastique le long de l'encolure est caché par le biais de finition de l'encolure que j'ai choisi de coudre à l'intérieur au point invisible car j'aime coudre à la main.



 Le bord de l'emmanchure est surjeté, replié et surpiqué. L'ourlet du bas et surjeté, replié et cousu à la double aiguille.


 Je compte bien lui faire des petits frères avec quelques variantes. Je pense patronner une manche aussi, mais en m'aidant cette fois ci de mes livres "devenir modélistes" qui ne sont pas trop mals et qui mériteraient que je les consulte un peu plus en détails.